Colombe rouge
L'un à l'autre, opposé
Frère aux sangs mêlés
De victimes que les armes ont fleuries.
Osez éteindre les conflits
Chantez plus fort que l'homme pousse le cri.
Votre ignorance à connaître l'ami
Apprendrait à faire de la haine, un amour fraternel.
Contentez vous de la douceur du miel.
Vos meurtres ont sculpté des statues
A c½ur perdu
Dont les visages déchirés
Sont le signe de toute cruauté.
Princes aux royaumes enflammés,
Vos livides pensées
Témoignent de votre raison altérée.
Baisser vos tueuses
Ne serait que rendre les femmes heureuses.
Les esprits en ruine inondés de larmes
Laissent un vague à l'âme.
Cette innocence saisissante
Comme l'être que la sagesse hante,
Aux crinières larges ou brèves
Ne sont que des victimes insouciantes
A la manière dont le soleil se lève
Même si le créateur ne s'en vente,
Différemment de l'homme en vert
Qui n'a semé que l'hiver
Dans les corps pétri de chair.
Et sous l'ordre
Obéissant au désordre
Vous criminels, faites du sang, la mer.
Vos mains noircies d'enfer
Ne peuvent être pardonnées
Qu'en brandissant le blanc drapé
Agité par les soupirs noués d'air.
Ecoutez les souffles purs
Redonnant foi, l'un et l'autre, à coté,
Aux lois de la paix, si dure
A préserver car elle a été bafouée
Par une haine inavouée.
L'injustice faite
Lancée pour de simples conquêtes
A causé de grandes pertes.
Suivie par la fidélité
Des êtres manipulés
Chacun de vous à une dette
Ayant obtenu la défaite.
Les gouttes saillantes
Brisées par les mains unies
Doivent libérer envie
Les âmes encore hésitantes.
Versez sur les sourires illuminés
La blanche larme venant de s'envoler.
Suzanne